Le 2 février dernier à l’occasion de la soirée de la recherche médicale organisée par la Fondation de France, le Pr Marc Humbert (chef du service de pneumologie de Bicêtre, centre national de référence de l’hypertension pulmonaire et directeur de l'UMR 999 Inserm/Université Paris-Sud) a reçu le 1er Prix Eliane et Gérard Pauthier pour ses travaux sur l’hypertension artérielle pulmonaire et plus précisément sur la maladie veino-occlusive pulmonaire héritable (une maladie pulmonaire rare).
« Ce prix, qui rend l’association de malades HTAP France très heureuse, est une véritable reconnaissance des maladies pulmonaires rares », assure le Pr Humbert. L’ensemble des sommes reçues sera consacré à l’étude d’une maladie proche de l’HTAP : la maladie veino-occlusive pulmonaire héritable, ou MVO, qui reste réfractaire à tout traitement.

Depuis des années, Marc Humbert dédie une grande partie de son travail à l’étude de l’hypertension artérielle pulmonaire. «L’HTAP», comme on la surnomme, est une maladie grave traitée par trois grandes familles de médicaments qui permettent d’améliorer la survie sans toutefois guérir définitivement les patients. On compte chaque année en France quelques centaines de nouvelles personnes touchées par cette pathologie rare. Elle se caractérise par une hausse de la tension dans les artères pulmonaires qui vont du cœur aux poumons.

Ayant réuni sur un même site des chercheurs et des cliniciens spécialisés, Marc Humbert et son équipe sont parvenus à d’importants résultats comme la validation de nouvelles approches de dépistage, la mise au point d’un nez artificiel capable de détecter dans l’air exhalé les composés qui «signent» l’HTAP ou la description des bases génétiques des HTAP héritables. «Ce prix, qui rend l’association de malades HTAP France très heureuse, est une reconnaissance des maladies pulmonaires rares», témoigne le chercheur. Marc Humbert compte consacrer les sommes reçues à l’étude d’une maladie proche de l’HTAP: la maladie veino-occlusive pulmonaire héritable, ou MVO, qui reste réfractaire à tout traitement. L’équipe a déjà découvert des mutations du gène EIF2AK4, associées à cette pathologie. «Notre but, c’est de découvrir les mécanismes responsables de cette variante sévère d’hypertension pulmonaire», précise le scientifique.

Félicitations au Pr Marc Humbert qui s’investit depuis de nombreuses années dans l’étude de l’hypertension artérielle pulmonaire.

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